samedi 25 septembre 2010

La Révolution.

Bien sûr j'aurais pu continuer à étaler ma confiture de nombril sur La Toile pendant des années,
Bien sûr le voyage au bout du sang est loin d'être terminé,
Bien sûr j'ai encore des milliers de photos à montrer,
Bien sûr il y a encore 6  999 917 chansons sur Deezer que nous aurions pu partager,
Bien sûr je pourrais mettre une fesse sur le bouc,
Bien sûr j'aurais pu aller jusqu'au message n° 109...
Bien sûr bien sûr bien sûr.
Ce blog a été un vrai élément de la réussite de la première phase de mon traitement: trait d'union entre mes proches et moi, seule fenêtre pouvant être ouverte à certains moments, réalité virtuelle de contacts proscrits dans la réalité réelle.
Ce blog reste le blog d'un moment, d'une histoire, celle de la famille Guillemain d'Echon des Montagnes, vu par la lorgnette de son élément masculin, lors de l'été 2010.
Et maintenant, c'est l'automne, le temps du repli, j'entre dans une autre phase, avec d'autres rythmes, comme mes enfants, comme tout le monde, d'ailleurs...
Et aujourd'hui je grandis d'un an, j'ai accompli une révolution... de plus autour du soleil.
Ce blog est donc révolu. Vive la Révolution!

C'est fini, mais ça laisse quelques questions en suspens, je l'avoue:
Que devient un blog quand on ne le nourrit plus?
Que devient un blog quand on n'ouvre plus sa fenêtre?
Comment vont réagir les médias à l'annonce de cette clôture (que j'avais pourtant annoncée dans le message "Reflet" du 12/09) ?
Que dois-je répondre à Spielberg qui me harcèle au téléphone pour acheter les droits d'adaptations ciné pour "Voyage au Bout du Blood 3D"?
Pourquoi je mets toujours des trémas à la place des accents circonflexes alors qu'il faut appuyer sur shift pour obtenir un tréma?
Qui veut la peau de Roger Rabbit?
Pourquoi les photos de nébuleuses prises par Hubble ressemblent à des photos prises par un microscope électronique?
Y'a-t-il un pilote dans l'avion?
C'EST QUOI UNE QUESTION???

Salut à toustes, je ne vous dis pas A+ mais à bientôt, d'une manière ou d'une autre ( je préfèrerais l'autre).

P.S.: de toutes façons, la relève est assurée...





Allez, et puis une ou quatre dernières pour la route (tristes, gaies, mais belles... comme la vie quoi!):

http://www.musicme.com/Compilation/Breaking-The-Waves-bof-0724384932725.html?play=12
(J.S.Bach, "Siciliana")
http://www.deezer.com/listen-571875
(Lou Reed, "Perfect Day")
http://www.musicme.com/Clarika/albums/Ca-S%27peut-Pas-5099748549020.html?play=08
(Clarika, "Rien Qui Va")
http://www.deezer.com/listen-1176062
(James Brown, "Get Up Offa That Thing")

Merde! le douxième coup de minuit est passé ! On est le 25 ! Mon Mac Book s'est re-transformé en pomme...
TCHAO, LEBLOG !

mardi 21 septembre 2010

Jupiter est dans le ciel

Ca, ce n'est pas un scoop, mais c'est aujourd'hui que Jupiter est au plus proche de la terre, ce n'était pas arrivé depuis 46 ans...

Ah! Zeus, ô Dieu des Dieux, guerriers ou pacifistes
Dont les mythologies sont interventionnistes,
Que fait donc Jupiter, ton vaisseau coloré
A deux pas de la Terre en cette fin d'été ?
As-tu pour une mortelle un nouveau coup de foudre
Ou viens-tu plein de rage faire parler la poudre?
J'ai bien vu dans le ciel cette lumière orange
Comme un signal d'alarme et pourtant, c'est étrange,
Je me sens rassuré par ta force lointaine
Qui me rappelle à ma condition humaine.
Car je ne suis pas digne de finir en martyr.
N'étant pas un héros, je leur laisse le pire.
Je n'ai pas l'ambition d'Ulysse ou Promethée,
Et puisque tu es là, en cette fin d'été,
Il doit bien te rester de ce divin métal,
Dont tu forgeas des flèches pour Hercule à Stymphale...
Il m'en faudrait juste une pour un crabe coriace
Dont je dois une bonne fois percer la carapace...


samedi 18 septembre 2010

Choisir, c'est Renoncer.

Métaphore empruntée au père d'un mien ami:

 C'est l'histoire d'une petite cellule souche embryonnaire, indifférenciée, mais surtout, TOTIPOTENTE. Les cellules souches embryonnaires ont en effet ce fantastique potentiel qui leur permet de prétendre devenir aussi bien un neurone qu'une cellule de la muqueuse rectale. Et cette petite cellule souche était prise de vertige lorsqu'elle envisageait de trouver sa voie, tant elle trouvait ça formidable et grisant de pouvoir devenir TOUT ce dont elle rêvait. Mais à force de tergiverser, rien ne se passait, et un problème survint: ne sachant renoncer à  aucune possibilité, elle risquait de ne devenir...rien du tout.
Choisir, c'est renoncer.





Le Problème, c'est l'Espoir.

Je présente mes excuses à tous ces gens aimants qui, voulant me faire profiter de leur expérience, m'ont permis de constituer une belle liste de "médecin de la dernière chance" ou de "thérapeute miracle" et autres "sauveur de cas désespérés"... Mais c'est bien ça le problème.
Outre le fait qu'ils habitent toujours au fond de la Creuse ou en haut d'une montagne suisse, ils soignent les cas désespérés. Or j'ai toujours eu plein d'espoir, et je me pose sincèrement la question:

Que peut faire un "sauveur de cas désespérés" face à un patient plein d'espoir?


vendredi 17 septembre 2010

Without Love, Where Would You Be Now?

Bon, décentrons un peu le sujet...
Ca fait des semaines que j'ai envie de partager cette histoire, mais j'avais la flemme de la recopier.

"Un homme de 39 ans était en psychanalyse depuis 15 ans. Il n'avait pas eu la bonne idée de Woody Allen d'aller à Lourdes si son analyse ne réussissait pas d'ici 5 ans. Pourtant, seul, Lourdes l'aurait sauvé. Bien qu'il ait compris beaucoup sur lui, sur sa maman et son papa, il restait terriblement malheureux. En effet, il n'avait jamais eu de chance. Enfant, il était le souffre-douleur de ses petits camarades, attrapant les heures de colle à la place des autres, grondé par méprise par ses parents à la place de ses frères et soeurs et frappé en conséquence. A l'âge de 10 ans, il avait déjà été renversé 3 fois par des voitures, ce qui lui avait valu une trépanation et deux enclouages centro-médullaires (humérus, puis fémur). En outre, il était abonné du service des urgences locales pour diverses brûlures, blessures et morsures. A l'époque, il totalisait 208 points de suture. En grandissant, ses problèmes se sont aggravés: entre 10 et 20 ans, on note 13 séjours dont 9 chirurgicaux et 4 médicaux, ces derniers provoqués par des infections contractées lors des premiers. Le plus incroyable est qu'après la dizaine de transfusions reçues à cette période il n'ait pas été contaminé par le Sida mais seulement par le virus de l'hépatite, ce qui aurait dû lui montrer qu'il y avait de l'espoir. En fait , il n'eût guère le temps de s'attarder en réflexions. Au service militaire, remarquant sa myopie, on l'adressa à un ophtalmologiste qui conclut qu'il était apte. Résultat: au premier entraînement de tir, 2 morts par sa faute. Il ne les avait pas vus. Et il était en prison, en attente de jugement. Alors, il commença vraiment à déprimer. Il ne dormait plus. Un autre ophtalmo militaire, commis comme expert, constata qu'effectivement, il n'y voyait pas grand chose et le garçon fut acquitté à condition qu'il consulte un psychiatre. On l'envoya dans le plus grand hôpital militaire où il fut reçu par le grand patron, qui conclut: " Vous avez une névrose d'échec, je vous réforme et allez vous faire soigner." et lui donna l'adresse d'un collègue psychanalyste comme lui. Je passe sur les rapports de notre homme avec les femmes, aussi catastrophiques que le reste. De toute façon, c'est plus bref que le reste. Je passe aussi sur la suite, qui est de la même veine, ou de la même déveine. De 25 à 39 ans, ça continue pendant qu'obstinément il continue l'analyse de sa névrose d'échec dans laquelle passent ses allocations chômage puis son RMI.
Le matin de ses 40 ans, il se lève, fatigué et las, prend son petit déjeuner, attrape une tartine, la beurre, et au moment de la tremper dans son bol, elle lui échappe des mains et tombe par terre. Et notre homme de se prendre la tête dans les mains: "Toujours la même chose. Jamais de chance. Ma névrose. Et j'ai 40 ans..." Au bout de 10 minutes, il se décide à ramasser la tartine. Et là, ô miracle, il constate qu'elle est bien par terre, mais le beurre au-dessus, le pain sur le sol. "Ca y est! je suis guéri, c'est fantastique, elle est tombée du bon côté!" Il court annoncer sa guérison à son analyste, lequel inspecte longuement, rigoureusement et scientifiquement la tartine et lui annonce l'air grave:
"Je suis désolé mon vieux, vous l'aviez beurrée du mauvais côté."

Histoire rapportée par le Dr Megglé.

http://www.deezer.com/listen-312121
(Traks, "Long Train Running")

jeudi 16 septembre 2010

"C'est Normaaaaaal !"

On savait que pendant 6 mois, un an, après la greffe ça "risquait" d'être compliqué. On "risquait" de devoir ajuster, examiner, scanner, transfuser, cortisoner, réhospitaliser... Mais les deux premiers mois se sont vraiment bien passés, et on a pris, pris, pris, ces bons moments, tout en sachant que deux mois c'est vraiment très court par rapport à un an. Et l'air de rien, on y prend goût, quand ça se passe bien.
Alors cette fatigue, ces ganglions dans le cou, cette fièvre rampante depuis trois semaines, c'est peut-être bien le chant du cygne de la maladie, mais on préférait quand même qu'elle chante pas trop fort.
"C'est normaaal... c'est le but de ce traitement, le greffon est maintenant bien en place, les globules blancs, sont là, maintenant il faut qu'ils fassent leur travail."
OUI,OUI,OUI, c'est ça, faites votre travail, moi je continue à n'en faire aucun, pour vous laisser toute l'énergie disponible, et faites moi disparaître ces ganglions qui rappellent de mauvais souvenirs...

http://www.youtube.com/watch?v=M61KVtVZwfw