vendredi 17 septembre 2010

Without Love, Where Would You Be Now?

Bon, décentrons un peu le sujet...
Ca fait des semaines que j'ai envie de partager cette histoire, mais j'avais la flemme de la recopier.

"Un homme de 39 ans était en psychanalyse depuis 15 ans. Il n'avait pas eu la bonne idée de Woody Allen d'aller à Lourdes si son analyse ne réussissait pas d'ici 5 ans. Pourtant, seul, Lourdes l'aurait sauvé. Bien qu'il ait compris beaucoup sur lui, sur sa maman et son papa, il restait terriblement malheureux. En effet, il n'avait jamais eu de chance. Enfant, il était le souffre-douleur de ses petits camarades, attrapant les heures de colle à la place des autres, grondé par méprise par ses parents à la place de ses frères et soeurs et frappé en conséquence. A l'âge de 10 ans, il avait déjà été renversé 3 fois par des voitures, ce qui lui avait valu une trépanation et deux enclouages centro-médullaires (humérus, puis fémur). En outre, il était abonné du service des urgences locales pour diverses brûlures, blessures et morsures. A l'époque, il totalisait 208 points de suture. En grandissant, ses problèmes se sont aggravés: entre 10 et 20 ans, on note 13 séjours dont 9 chirurgicaux et 4 médicaux, ces derniers provoqués par des infections contractées lors des premiers. Le plus incroyable est qu'après la dizaine de transfusions reçues à cette période il n'ait pas été contaminé par le Sida mais seulement par le virus de l'hépatite, ce qui aurait dû lui montrer qu'il y avait de l'espoir. En fait , il n'eût guère le temps de s'attarder en réflexions. Au service militaire, remarquant sa myopie, on l'adressa à un ophtalmologiste qui conclut qu'il était apte. Résultat: au premier entraînement de tir, 2 morts par sa faute. Il ne les avait pas vus. Et il était en prison, en attente de jugement. Alors, il commença vraiment à déprimer. Il ne dormait plus. Un autre ophtalmo militaire, commis comme expert, constata qu'effectivement, il n'y voyait pas grand chose et le garçon fut acquitté à condition qu'il consulte un psychiatre. On l'envoya dans le plus grand hôpital militaire où il fut reçu par le grand patron, qui conclut: " Vous avez une névrose d'échec, je vous réforme et allez vous faire soigner." et lui donna l'adresse d'un collègue psychanalyste comme lui. Je passe sur les rapports de notre homme avec les femmes, aussi catastrophiques que le reste. De toute façon, c'est plus bref que le reste. Je passe aussi sur la suite, qui est de la même veine, ou de la même déveine. De 25 à 39 ans, ça continue pendant qu'obstinément il continue l'analyse de sa névrose d'échec dans laquelle passent ses allocations chômage puis son RMI.
Le matin de ses 40 ans, il se lève, fatigué et las, prend son petit déjeuner, attrape une tartine, la beurre, et au moment de la tremper dans son bol, elle lui échappe des mains et tombe par terre. Et notre homme de se prendre la tête dans les mains: "Toujours la même chose. Jamais de chance. Ma névrose. Et j'ai 40 ans..." Au bout de 10 minutes, il se décide à ramasser la tartine. Et là, ô miracle, il constate qu'elle est bien par terre, mais le beurre au-dessus, le pain sur le sol. "Ca y est! je suis guéri, c'est fantastique, elle est tombée du bon côté!" Il court annoncer sa guérison à son analyste, lequel inspecte longuement, rigoureusement et scientifiquement la tartine et lui annonce l'air grave:
"Je suis désolé mon vieux, vous l'aviez beurrée du mauvais côté."

Histoire rapportée par le Dr Megglé.

http://www.deezer.com/listen-312121
(Traks, "Long Train Running")

1 commentaire:

  1. L'histoire ne dit pas qu'il a sauté sur le psy et l'a lardé avec son coupe papier. Si. Son avocat l'a défendu avec les arguments ci-dessus exposés et l'homme a été acquitté. Ce qui fut catastrophique, car il ne rêvait plus que d'une chose, finir bien à l'abri dans une prison. Y'en a qu'ont pas de bol.

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