Et le soleil, infatigable
Se lève encore une fois
Quelques rayons couleur de sable
Se glissent jusqu'à moi.
Puis il s'élève et s'écarte
Laissant le mur dans l'ombre et froid
Pour encore suivre cette carte
Tracée au ciel d'un grand compas.
A l'abri, tourné vers le Nord,
Je vais pouvoir me délecter
De tous les visages du décor
Que son voyage va éclairer.
Les hautes falaises de Chartreuse:
D'abord un bloc sur l'horizon.
Puis doucement les ombres creusent
Une dentelle d'érosion.
Sous la lumière verticale
Quand le soleil à son Zénith
Ecrase tout d'un feu brutal,
Seul, résiste le granit.
Les rayons ne peuvent que tomber
Sans fin le long de ces falaises
Jusqu'à pouvoir se venger
Et la vallée devient fournaise.
Je compatis, de mon alcôve
Pour les vivants qui s'évaporent
En attendant les heures mauves
Du soir qui rafraîchit les corps,
Lorsque la falaise s'apaise,
Défronce ses sourcils de roche,
Que le soleil se coule d'aise
Vers la nuit fraîche qui s'approche.
8h30: je lis ton poème.J'ai l'impression d'être près de toi, accoudés à la fenêtre de ta chambre à admirer le panorama.Nous passons un moment de contemplation en silence. Et tout à l'heure, je vais aller me chauffer aux rayons de ce même soleil et je penserai à toi.
RépondreSupprimerBonne journée.
Nattie
Avant de (re)partir pour Avignon je te fais un signe par la fenêtre de ton blog, je t'envoie de gros baisers de tendresse.
RépondreSupprimerà très bientôt de te lire, des crêtes pures dans le bleu du ciel aux "heures mauves" du soir.
Lili