mercredi 28 juillet 2010

Le Prix du Progrès

" Dans cent ans le monde subsistera encore dans son entier: ce sera le même théâtre et les mêmes décorations, ce ne seront plus les mêmes acteurs".
        
             La Bruyère, Les Caractères


Et le soleil s'éteindra.
Et l'Humanité finira.
Mais en ce qui me concerne, ici et maintenant, je vis.
Et dans une époque, dans une société fascinante.
Parmi des gens précieux.
Il y a encore trente ans, alors que je naissais, les gens mouraient fort bien de ce mal qui m'occupe. Pourtant, déjà, les efforts pour soigner n'étaient pas comptés. Des progrès ont été faits. Et quoi qu'en bavent les médias, les efforts ne sont toujours pas comptés.
En France, si la préservation de la vie passe par une allogreffe à 150.000 euros/tête, on la fait. Que le patient soit jeune ou vieux, riche ou pauvre, végétarien ou chiant avec sa femme, agrégé d'économie ou bonne soeur, et même si il pue des pieds, c'est pris en charge ( du moins s'il est assuré social, mais il y en a quand même pas mal dans notre pays...).
C'est vrai, la vie n'a pas de prix. Et il est presque tabou ici de demander le prix d'une nuit dans le service.
Mais dans combien de pays les gens sont tellement pris en charge qu'ils ne savent même pas combien coûtent leurs soins? Ce n'est même pas marqué sur les relevés de la CPAM !!!
C'est vrai aussi qu'avec 150.000 euros, t'es loin de pouvoir t'offrir un seul missile sol-air.
Mais, pour revenir à ce qui me concerne, je suis surtout loin de pouvoir me payer une allogreffe !!!
Car ce n'est que le coût des soins, mais s'il faut ajouter à cela 2 ans sans travailler...
L'humain semble avoir de tout temps fait tout ce qui était en son pouvoir, selon ses moyens et ses connaissances pour sauver ses semblables. Là où je vis, les moyens sont (pour l'instant) importants et les connaissances impressionnantes. Ca ne fait que renforcer l'immense sentiment de gratitude qui me remplit quand je regarde tout ce qui est fait pour sauver ma peau.
Car on a beau être simple mortel et l'avoir compris, on en reste pas moins attaché à la vie.

2 commentaires:

  1. Je comprend mieux pourquoi on paye si cher l'URSSAF!

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  2. merci de ton intrinsèque bonté d'âme, mon frère...

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